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Est-il possible d'accroître de façon considérable la puissance de calcul des installations informatiques des particuliers pour des usages personnels ou communautaires avec des installations miniaturisées ?

Telle est la question à laquelle tente de répondre une équipe pluridisciplinaire marseillaise. Elle constitue pour eux un enjeu de développement et d'innovation.

Dans un premier temps elle développe un « Média Center » qui permet de gérer l'ensemble des documents numérisés (photos, films, musique, etc.) présents dans un ordinateur, circulant sur un réseau ou à numériser. Ceci n'est pas forcément original puisque d'autres appareils commerciaux le font déjà mais très souvent de façon beaucoup moins libre et plus spécialisée dépendant par exemple des décisions du fournisseur d'accès à Internet en la matière.

La spécificité de cette recherche est quadruple :

  • D'une part la grande capacité et rapidité de calcul et de stockage des informations (au sens informatique) disponibles. L'automatisation et la facilité du classement de ces informations.
  • La miniaturisation extrême du matériel.
  • L'adjonction à celui-ci d'un module de calcul dit « intelligent » puisqu'il analysera les habitudes d'usage des utilisateurs et pourra anticiper sur leurs demandes.
  • Le tout pour un prix défiant toute concurrence, visant un coup de production très bas.

Le matériel en cours d'expérimentation existe déjà mais dans des réseaux extrêmement spécialisés et hors des réseaux commerciaux habituels. Il utilise un processeur et des composants de type nouveau. Par exemple : le processeur extrêmement petit comporte actuellement 16 cœurs mis en grille, c'est-à-dire l'équivalent de 16 processeurs indépendants communiquant entre eux rapidement alors que les ordinateurs personnels du commerce comportent au maximum des processeurs à 8 cœurs. Développement futur : un processeur à 64 cœurs en grille. De plus, les transferts d'informations internes se réalisent beaucoup plus rapidement que sur les cartes actuelles du commerce. Le tout dans un volume équivalent à celui d'une grosse boîte d'allumettes ! Le prix ? De l'ordre de 100 $ … Une obole alors qu'un micro-ordinateur portable 10 fois moins puissant coûte environ 1500 €. Utiliser en tant que Média Center, l'écran du système est celui du poste de télévision. Le tout est piloté par une télécommande à qui l'on peut adjoindre éventuellement un clavier. Consommation : 2 W !

Le second boîtier (de même taille) est destiné à analyser l'usage du premier et à construire via un algorithme d’apprentissage les habitudes permettant de répondre de façon anticipée aux demandes des personnes utilisatrices tout en garantissant une anonymisation inviolable de leurs habitudes. Un effet de bord non négligeable de la création de cette base d'habitudes d'utilisation est de permettre une simplification de l'utilisation de logiciels.

Les initiateurs de cette recherche technologique de pointe souhaitent constituer un panel d'expérimentateurs et de bêta-testeurs de tous niveaux chez qui serait installé ce matériel. Aujourd'hui ils disposent d'un panel d'une vingtaine de membres. Mais ils souhaitent élargir ce réseau à un nombre bien plus grand.

Si dans un premier temps l'expérimentation porte sur l'utilisation du matériel en « Média Center » l'objectif est d'élargir l'usage à l'ensemble des fonctions de l'informatique, de la domotique, de la surveillance de locaux, etc.

Le tout fondé sur des démarches communautaires, non lucratives, non cumulatives de capitaux, visant à étendre la liberté de circulation des informations, en particulier avec l'usage et la création de logiciels libres.

Il faut d'ailleurs savoir à ce sujet que si l'informatique grand public propriétaire est hautement payante, malgré une baisse considérable des prix, sans les logiciels libres, sans la liberté d'accès à la masse considérable d'informations disponible librement et gratuitement, il n'y aurait ni système d'exploitation pertinent, ni encore d'Internet.

Un deuxième axe de cette recherche consisterait à proposer à des particuliers ou à des entreprises la mise à disposition du temps libres de leurs ordinateurs personnels pour réaliser des calculs au bénéfice de projets ou d'activités bien identifiés de façon tout à fait transparente et sécurisées pour ces particuliers. De la sorte, avec cette mutualisation, on économiserait des installations, de l'énergie en gagnant en efficacité. Cela est évidemment tout à fait possible lorsque l'on sait que la grosse majorité des ordinateurs aujourd'hui ne sont utilisés au maximum qu'à 10 % de leurs capacités sauf dans certains milieux professionnels ou dans de gros centres de calculs.

L'équipe en question semble avoir de l'avance dans les domaines où elle travaille. Évidemment, comme dans toute recherche, avec de tels enjeux, on est pas certain de l'aboutissement ainsi que de son délai. Mais il serait bon que Marseille, la région PACA fasse l'investissement d'une telle recherche avant que … Google ou IBM par exemple ne s'en occupe. Alors là, plus rien ne serait libre et les usages futurs de tels dispositifs risqueraient bien de se trouver extrêmement orienté par les intérêts des multinationales.

À joindre à cette note : photographies, liens Internet, etc. et, le moment venu, un développement stratégique beaucoup plus consistant avec une évaluation financière du projet pour justifier une demande d'aide.